• samedi 25 avril 2026

Benjamin Brière : un retour difficile après trois ans de captivité en Iran

Les Difficultés Administratives de Benjamin Brière Après sa Captivité

Libéré en 2023 après trois ans de captivité en Iran, l'ancien détenu Benjamin Brière a rencontré des difficultés administratives majeures à son retour en France. En effet, l'administration fiscale lui a reproché de ne pas avoir rempli ses déclarations annuelles d'impôts, ce qui a engendré des procédures longues et pénibles, dénoncées par le Français.

Une Réaction de l'Administration Fiscale

Suite à ces accusations, l'administration fiscale a réagi sur les réseaux sociaux, regrettant un "défaut d'accompagnement" et une "réponse inacceptable" de ses services. Benjamin Brière, arrêté en 2020 par les autorités iraniennes, a été retenu pendant trois ans dans le pays, accusé d'espionnage et de propagande. Sa détention éprouvante a pris fin en 2023, mais a été suivie par une série d'épreuves administratives.

Un Retour Difficile en France

À son retour en France, Benjamin Brière a expliqué avoir été en difficulté, ne pouvant compter sur "aucun suivi" ni "accompagnement". Il a dû régulariser sa situation, notamment auprès des impôts. Dans une interview avec Franceinfo, il a décrit sa situation comme étant "une sorte de no man's land".

Des Échanges Étonnants avec le Fisc

Lors de ses échanges avec le fisc, Brière a relaté des moments étonnants : "On m'a demandé pourquoi je n'avais rien déclaré depuis quatre ans. J'ai expliqué que j'étais en prison, que je n'avais pas pu le faire. À quoi l'agente des impôts m'a répondu que même en prison, on fait sa déclaration. Oui enfin moi j'étais dans une prison iranienne !"

Une Reconnaissance d'Erreur de l'Administration

Ce témoignage a suscité de nombreuses réactions indignées. L'administration fiscale a reconnu une erreur manifeste. Dans une série de messages postés sur le réseau social X, la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a pris l'initiative de répondre aux critiques. Elle a rappelé que Benjamin Brière avait fait état d'un premier contact anormal avec une agente des impôts, qui n'a pas perçu la gravité de sa situation.

Un Mea Culpa de la DGFiP

La DGFiP a reconnu que la réponse apportée à Brière était inacceptable. Elle a précisé que l'ancien détenu avait par la suite été reçu par la responsable du centre des impôts, et que sa situation avait été rapidement régularisée. L'administration a exprimé ses regrets, affirmant que cet usager n'avait pas pu initialement bénéficier de l'attention qu'il convenait de lui apporter compte tenu du contexte.

Conclusion

La DGFiP a conclu son mea culpa en assurant avoir tiré les leçons de ces incidents. "Depuis, tout a été mis en œuvre pour s'assurer que ce type de situation ne puisse pas se reproduire", a-t-elle déclaré. Ce cas met en lumière les difficultés administratives rencontrées par Benjamin Brière et souligne l'importance d'un accompagnement adéquat pour les personnes dans des situations exceptionnelles.