• dimanche 26 avril 2026

Le succès des vins sans alcool en France pendant le 'dry January'

À l'occasion du dry January, où près d'un Français sur quatre se dit prêt à ne pas consommer d'alcool, de plus en plus de consommateurs se tournent vers des vins sans alcool. Mais que valent réellement ces alternatives ? Le JT de TF1 s'est penché sur la question.

Visuellement, les vins sans alcool peuvent ressembler à de grands crus, mais qu'en est-il du goût ? Les amateurs de vin sont de plus en plus nombreux à tester ces boissons sans alcool durant le dry January. Une retraitée, assise à la terrasse d'une brasserie à Nîmes, déclare : "Ça se boit, c'est pas mauvais. Ça n'a pas de rapport vraiment avec un alcool quand même". En revanche, une autre consommatrice est plus critique : "Je trouve que ça n'a pas du tout la couleur du vin, ça ressemble vraiment à du jus de raisin. Et au goût, ça manque de profondeur. Je vois la différence tout de suite".

Cependant, d'autres consommateurs semblent conquis par ces vins désalcoolisés. Une mère de famille admet : "C'est impressionnant. Si j'avais su quand j'étais enceinte. Franchement, c'est une bonne alternative". Alexandra Cavallin, caviste à la "Cave parallèle" à Nîmes, confirme : "C'est vraiment une alternative au vin".

En France, le marché des vins sans alcool est en plein essor : plus d'un Français sur quatre en a consommé en 2025. À Nîmes, une caviste propose même uniquement des boissons désalcoolisées, avec plus de 40 références au même prix que des bouteilles classiques. Par exemple, un sauvignon blanc est proposé à 11,50 euros. Les clients recherchent la nouveauté et sont prêts à essayer ces vins sans alcool.

Alexandra explique : "Vous n'allez pas retrouver tous les marqueurs du vin, la chaleur en bouche. C'est vraiment une alternative au vin". Cette alternative est produite à seulement quelques dizaines de kilomètres de sa cave. Maxime et Sylvain Gervasoni, deux frères viticulteurs, ont décidé de dédier 80 hectares de leurs vignes au sans alcool. Ils sélectionnent les cépages les plus aromatiques, comme le pinot noir et le sauvignon blanc. "Il ne faut pas penser qu'on prend le moins bon vin de notre cave, mais on va prendre le meilleur. Si on met un vin de faible qualité, on va perdre vraiment la structure du vin et on va se retrouver avec un vin très astringent, très âpre, très acide", affirment-ils.

Mais comment est créé ce breuvage ? Le processus commence par le chauffage progressif du vin fermenté à 50° pendant 12 heures. L'alcool est alors évaporé et séparé du vin, une méthode douce qui préserve la qualité du produit. Ce pari est gagnant, car les rayons désalcoolisés représentent près de 70% de leurs ventes. Maxime Gervasoni souligne : "Ce n'est pas un effet de mode pour moi, c'est un mouvement de société qui arrive et qui se met en place".

À la table des sans alcool, il est même possible de retrouver aujourd'hui des bières sans alcool, du champagne et même des spiritueux sans alcool. Le dry January a véritablement ouvert la voie à une consommation plus responsable et diversifiée.