Découvertes récentes sur la comète 3I/ATLAS
Publié le 11 mars 2026 à 18h29, source : JT 20h WE. De nouvelles données fascinantes ont été relevées concernant la comète 3I/ATLAS, observée pour la première fois en juillet dernier. Cette comète interstellaire proviendrait d'un autre système solaire et révèle une composition peu commune pour les objets observés dans notre système solaire.
Une composition unique
La comète 3I/ATLAS fait beaucoup parler d'elle depuis sa découverte par le télescope du projet ATLAS de la Nasa au Chili. Les scientifiques ont récemment découvert que cette comète serait remplie d'alcool, comme l'a révélé début mars l'Observatoire national de la radioastronomie, un institut de recherche américain. Les nouvelles données, récoltées fin 2025 par le réseau de télescopes ALMA (le Grand réseau d'antennes millimétrique/submillimétrique de l'Atacama), ont observé le comportement de la comète alors qu'elle s'approchait du soleil.
Libération de gaz et de poussière
Le soleil, en réchauffant la surface de l'astre, a permis à la comète de libérer du gaz et de la poussière, créant une traînée généralement décrite comme une "chevelure". C'est la composition de cette chevelure qui a permis aux scientifiques de formuler leurs nouvelles observations sur la comète : celle-ci contient une grande quantité de méthanol et de cyanure d'hydrogène. Les quantités relevées placent 3I/ATLAS parmi "les comètes les plus riches en méthanol jamais observées" dans le système solaire.
Une découverte fascinante
Cette composition unique fascine les scientifiques, car si le cyanure d'hydrogène est courant dans ce type d'objet céleste, 3I/ATLAS est "bourrée de méthanol, ce qui est assez peu commun dans les comètes de notre système solaire," explique l'Observatoire national de la radioastronomie. Le cyanure d'hydrogène semble provenir en majorité du noyau de la comète, ce qui est commun pour les comètes de notre système solaire. En revanche, le méthanol semble provenir à la fois du noyau et des particules de glace dans la chevelure de la comète, précise l'institut de recherche.
Un objet interstellaire fascinant
Découverte en juillet dernier, 3I/ATLAS n'est que le troisième objet interstellaire jamais observé dans notre système solaire, après Oumuamua en 2017 et Borissov en 2019. Alimentant de nombreuses spéculations, la comète a pu être observée à plusieurs reprises, des images ayant été capturées par le satellite TESS de la Nasa en janvier dernier. Cependant, elle reste un objet très lointain : sa brillance est "approximativement 100 fois plus faible que ce que l'on peut déceler à l'œil nu," précise la Nasa sur son site.
Pas de danger pour la Terre
Il est important de noter que la comète 3I/ATLAS ne représente aucun danger pour notre planète. Lors de son passage le plus "proche" de la Terre, 3I/ATLAS se trouvait à 270 millions de kilomètres de notre planète, soit 1,8 fois la distance entre la Terre et le soleil, rappelle l'Agence spatiale européenne.