Les sœurs de l’abbaye de Boulaur, situées dans le Gers, lancent un appel urgent pour financer une fraise rotative, un outil agricole essentiel coûtant 15 000 euros. Cet outil permet de préparer efficacement les sols agricoles tout en limitant les phénomènes d’érosion. Pour continuer à exploiter leurs 130 hectares de terres en agriculture biologique, elles se sont fixées le défi d’écouler près de 3 000 de leurs produits avant le 20 octobre.
Vivre en autonomie à l'abbaye de Boulaur
Construite au XIIe siècle, l’abbaye de Boulaur accueille depuis 1949 des moniales cisterciennes. Aujourd’hui, 24 pétillantes sœurs, âgées de 22 à 99 ans, y vivent, rythmées par les sept offices quotidiens et le travail de leur domaine agricole, leur permettant de vivre en autonomie. « Depuis dix ans, nous sommes en agriculture biologique, ce qui implique de ne pas casser la surface des prairies pour sauvegarder le sous-sol », détaille sœur Diane, membre de la communauté de Boulaur.
Cette communauté avait déjà réalisé une opération de financement participatif pour agrandir la ferme en 2020. Au début, elles n’avaient que 6 ou 7 vaches laitières, mais aujourd’hui, elles en comptent 24 pour réaliser leurs productions de fromage et de yaourts. L’achat de cette fraise rotative, un bras géant accroché au tracteur, servira pour le fourrage et la culture de céréales.
Un appel à la solidarité
Pour mener à bien leur projet, les sœurs agricultrices de Boulaur ont même publié des vidéos sur les réseaux sociaux et YouTube pour attirer un nouveau public prêt à acheter leurs produits : fromage, yaourts, confitures, pâtés, farines et même des bieres brassées avec leur orge par un brasseur gersois !
En soutenant les sœurs de Boulaur, vous contribuez non seulement à la préservation de l’agriculture biologique, mais aussi à la continuité d’une tradition monastique qui valorise le travail de la terre et le respect de l’environnement. Ensemble, faisons en sorte que cette abbaye continue d’accueillir des moniales et de produire des produits de qualité.