Podcast Vidéo : Impact Positif sur le Changement Climatique
Publié le 23 mars 2026 à 10h00, Sylvia Amicone reçoit dans "Impact Positif" l'entrepreneure, autrice et réalisatrice Célia Poncelin.
Les montagnes, rivières et océans souffrent du dérèglement climatique, impactant notre santé et notre environnement. Bien que nous soyons conscients de cette réalité, beaucoup d'entre nous ne passent pas à l'action. Pour en discuter, Sylvia Amicone reçoit cette semaine Célia Poncelin, coautrice du film (In)Action.
Dans les mers, la surdéveloppement durable et la surdéveloppement durable déciment les poissons, tandis que les activités industrielles asphyxient la flore. Les éboulements de chaînes de montagnes se multiplient, détruisant les habitats sauvages et les villages. Dans les rivières, le déversement de nos eaux usées et des déchets industriels polluent les eaux, les rendant nocives pour le vivant. Le changement climatique multiplie et accroît les tempêtes dévastatrices partout sur la planète.
Célia Poncelin est consciente de ces enjeux, mais il est difficile pour elle d'embarquer son entourage dans la lutte contre ces bouleversements. Spécialisée dans les enjeux climatiques et sociaux, elle a coécrit le film-documentaire (In)Action, mettant en scène une famille ordinaire face à un enjeu planétaire. Elle partage sa démarche dans le podcast de celles et ceux qui ont un impact positif sur la société et sur le monde, à écouter ci-dessus. L’émission est diffusée tous les samedis après-midi sur France Inter, canal 15 de la TNT.
"Pendant le Covid, avec Léo, mon compagnon et coauteur du film, nous avons réalisé l'ampleur du dérèglement climatique. Nous nous sommes demandé : pourquoi savons-nous, mais ne bougeons-nous pas ? Ce que nous devons changer, ce sont les comportements. "
Le couple commence par embarquer leur famille dans une aventure : "Nous sommes tous les influenceurs de quelqu'un. Lors de nos repas familiaux, les discussions autour de l'environnement s'intensifiaient. Pour ma cousine, c'est la faute des riches, tandis que mon père pense que nous ne pouvons pas changer le système. Il faut renouer le dialogue autour de ces enjeux. Nous avons choisi de les embarquer dans un road trip joyeux et non-culpabilisant pour tenter d’expliquer les freins à l’action climatique et surtout trouver ensemble les solutions pour les surmonter", raconte l'entrepreneure.
Ils rencontrent la cofondatrice de Banlieue Climat, Sanaa Saitouli, le prince jardinier Louis Albert de Broglie, qui essaie de sensibiliser à la nature et au vivant, ainsi qu'une association d'actionnaires de groupes pétroliers pour les convaincre d'agir contre le changement climatique. "Nous cherchions des profils avec des modes d'action surprenants pour montrer comment le changement est possible dans tous les secteurs", ajoute Célia Poncelin.
🎙️ Écoutez ce podcast sur les plateformes habituelles (Apple podcast, Spotify, Amazon Music...)
Dans le film, disponible en replay sur la chaîne Ushuaia TV, les auteurs ont interrogé plusieurs dizaines de chercheurs pour comprendre les mécanismes cérébraux de cette inaction et d'un potentiel passage à l'action. Célia Poncelin en déduit que les normes sociales guident toujours notre cerveau : "Nous attendons qu'une majorité de personnes franchisse le pas pour éviter de prendre un risque. Nous montrons que le changement s'applique déjà dans tous les secteurs : tous les groupes sociaux se mettent à l'action. Six Français sur dix connaissent des personnes qui changent de comportement (préférer le vélo à la voiture, manger moins de viande, etc.). "
L'action qui fait le plus réagir les spectateurs du film vient de l'association Follow This. Des actionnaires de groupes pétroliers présentent des résolutions pour verdir l'activité de ces entreprises : "Nous pensons que c'est contre-productif d'investir dans des actions d'entreprises aussi néfastes, mais eux pensent qu'il faut rester au cœur du système", se réjouit la réalisatrice.
Célia Poncelin dit en avoir "ras le bol des injonctions et des discours culpabilisants". Dans le film, elle montre une "aventure joyeuse" qui ne fait pas peur : "C'est important pour dialoguer. Cette convivialité et cette bienveillance ont convaincu notre famille de vivre l'aventure avec nous. " La réalisatrice rappelle que pour agir, nous avons besoin de nos proches : "Notre cerveau est sensible aux représentations qui nous ressemblent. Il ne faut pas attendre d'être parfait pour agir. Une action en entraîne d'autres", conclut-elle.