• dimanche 26 avril 2026

Enquête sur Gérald Marie : 15 femmes dénoncent des abus

Violences sexuelles dans le milieu du mannequinat : Appel à la justice

Le 19 mars 2026, quinze femmes ont déposé une demande auprès de la justice française pour enquêter sur Gérald Marie, ancien dirigeant d'une agence de mannequins de renom. Ces femmes affirment avoir des preuves de ses liens avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, soulevant ainsi des allégations graves de violences sexuelles dans le milieu du mannequinat.

Des témoignages accablants

Parmi les plaignantes, Ebba P. Karlsson, une Suédoise de 56 ans résidant aux États-Unis, et Lisa Brinkworth, une Britannique de 58 ans vivant à Londres, se sont rendues à Paris pour remettre une lettre à la procureure Laure Beccuau. Lisa Brinkworth, qui représente le collectif "Victorious Angels We Rise", a déclaré : "Nous voulons que les enquêteurs déterminent la nature du lien entre Epstein et Gérald Marie, et s'il a été impliqué dans des actes répréhensibles avec Epstein."

Des agressions sur le territoire français

Les signataires de la lettre affirment : "Nous avons toutes, hormis l'une d'entre nous, été violées ou agressées sexuellement sur le territoire français." Deux d'entre elles étaient mineures au moment des faits commis par Gérald Marie. Aujourd'hui, âgées de cinquante à soixante ans, elles demandent justice.

Un passé troublant

Lisa Brinkworth, ancienne journaliste pour la BBC, a enquêté sous couverture sur les agents de mannequins lorsqu'elle a été agressée sexuellement par Gérald Marie à Milan en 1998. Elle avait porté plainte pour agression sexuelle en 2020, mais l'enquête avait été classée pour prescription en février 2023. Un pourvoi a été formé par Mme Brinkworth.

Documents à l'appui

Les quinze femmes, de nationalités britannique, néerlandaise, américaine et suédoise, estiment que la situation a évolué depuis le classement de l'affaire. La procureure de Paris a ouvert deux enquêtes-cadres, l'une pour infraction de traite des êtres humains et l'autre pour infractions financières, visant à analyser les dénonciations autour de Jeffrey Epstein. Dans leur lettre, elles affirment pouvoir aider l'enquête en fournissant "des documents judiciaires et des courriels" montrant une collaboration entre Gérald Marie, Jean-Luc Brunel et Epstein, ainsi que des liens avec les agences MC2 et E Model Management.

Des révélations troublantes

La lettre mentionne également Jean-Luc Brunel, un agent mis en examen à Paris, qui s'est suicidé en détention en 2022, et Daniel Siad, un recruteur français de mannequins contre lequel Ebba P. Karlsson a porté plainte pour viol en février dernier. Ces éléments sont cités dans plus d'un millier de pièces contenues dans les archives déclassifiées du dossier Epstein.

Conclusion : Un appel à la prise de conscience

Ces allégations de violences sexuelles dans le milieu du mannequinat soulignent l'importance d'une prise de conscience collective sur les abus de pouvoir. Les victimes doivent être entendues et soutenues dans leur quête de justice. Il est crucial que la société prenne des mesures pour protéger les individus vulnérables dans l'industrie de la mode et pour mettre fin à la culture du silence qui entoure ces abus.