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Interdiction de Messe au Saint-Sépulcre : Réactions et Implications
30 mars 2026
Interdiction de Messe au Saint-Sépulcre : Réactions et Implications
Le 29 mars 2026, le Patriarche latin de Jérusalem a été empêché par la police israélienne d'accéder à l'église du Saint-Sépulcre pour célébrer la messe du dimanche des Rameaux. Cette situation a suscité l'inquiétude d'Emmanuel Macron, qui a souligné la "multiplication préoccupante des violations du statut des Lieux saints de Jérusalem". La police a justifié son intervention par des raisons de sécurité, tandis que Benyamin Netanyahou a assuré qu'il n'y avait "aucune intention malveillante".
Pour la première fois depuis des siècles, les chefs de l'Église ont été empêchés de célébrer la messe du dimanche des Rameaux à l'église du Saint-Sépulcre. Le Patriarcat latin de Jérusalem et la Custodie de Terre sainte ont exprimé leur désarroi dans un communiqué, déplorant cet acte qui constitue un grave précédent. Le cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem, et le Custode Francesco Ielpo, chef des franciscains pour la Terre sainte, ont été arrêtés en chemin et contraints de rebrousser chemin. Cet incident témoigne d'un manque de considération envers la sensibilité de milliards de personnes à travers le monde qui, durant cette semaine, tournent leur regard vers Jérusalem.
La police israélienne a évoqué "un risque réel" pour justifier sa décision. Au début de l'offensive menée avec les États-Unis contre l'Iran le 28 février, les autorités israéliennes avaient interdit les grands rassemblements, y compris dans les synagogues, les églises et les mosquées, notamment celle d'Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam, durant le mois sacré du ramadan. Les rassemblements publics ont été limités à environ 50 personnes.
Le dimanche des Rameaux, qui ouvre la Semaine sainte, commémore la dernière montée du Christ à Jérusalem. Le Patriarcat latin avait annulé la procession traditionnelle, qui part habituellement du mont des Oliviers pour rejoindre Jérusalem et attire chaque année des milliers de fidèles. Le Patriarcat a déclaré que les chefs des Églises avaient agi en toute responsabilité et s'étaient conformés à toutes les restrictions imposées depuis le début de la guerre.
Emmanuel Macron a condamné la décision de la police israélienne, affirmant son "plein soutien" au Patriarche latin de Jérusalem. La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, a dénoncé "une offense non seulement pour les croyants, mais pour toute communauté qui reconnaît la liberté religieuse". Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Israël.
La police a justifié sa décision en affirmant que la configuration de la vieille ville et des lieux saints constituait "une zone complexe" ne permettant pas l'accès rapide des secours en cas d'attaque, ce qui fait "peser un risque réel pour les vies humaines". Le bureau du Premier ministre Benyamin Netanyahou a réagi sur X, déclarant : "Aujourd'hui, par souci particulier pour sa sécurité, la police de Jérusalem a empêché le patriarche latin, le cardinal Pizzaballa, de célébrer la messe à l'église du Saint-Sépulcre. Il n'y avait absolument aucune intention malveillante, seulement la préoccupation de garantir sa sécurité."
Cette situation met en lumière les tensions autour des Lieux saints à Jérusalem et soulève des questions cruciales sur la liberté religieuse dans le contexte du Moyen Orient.