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Ultimatum de Trump à l'Iran : dix jours pour un accord
2 avril 2026
Ultimatum de Trump à l'Iran : dix jours pour un accord
Publié le 19 février 2026 à 17h57. Source : La matinale. Le président américain Donald Trump a lancé ce jeudi un ultimatum à l'Iran. Il se donne "dix jours" pour analyser si un potentiel accord avec Téhéran est possible, avant que "de mauvaises choses" puissent se produire. Ce nouvel ultimatum à Téhéran intervient alors que les tensions entre les États-Unis et l'Iran continuent d'escalader. Le président américain a affirmé ce jeudi 19 février se donner "dix jours" pour décider si un accord avec l'Iran était possible, avertissant que dans le cas contraire, "de mauvaises choses" se produiraient. Washington et Téhéran, qui ont renoué le dialogue début février pour la première fois depuis la guerre de 12 jours en juin 2025, ont tenu depuis deux sessions de pourparlers pour tenter de régler leurs différends. Cependant, les deux pays ennemis continuent à échanger des menaces sur fond d'escalade militaire : les États-Unis ont intensifié leur déploiement dans le Golfe et l'Iran mène des exercices en mer d'Oman avec la Russie.
"Nous devrons peut-être aller plus loin, ou peut-être pas, nous allons peut-être conclure un accord. Vous le saurez probablement dans les dix prochains jours", a déclaré le président américain à Washington.
La veille, les États-Unis avaient averti l'Iran qu'il serait "bien avisé" de conclure un accord sur le nucléaire. "Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d'une frappe contre l'Iran", avait déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Sous pression, l'Iran a de son côté défendu "son droit" à l'enrichissement d'uranium à des fins civiles, notamment pour l'énergie. Le programme iranien "progresse conformément aux règles de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), et aucun pays ne peut priver l'Iran du droit de bénéficier pacifiquement de cette technologie", a réaffirmé le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Mohammad Eslami.
L'Iran, qui dément chercher à se doter de l'arme nucléaire comme l'en accusent les pays occidentaux et Israël, veut limiter les pourparlers à son programme nucléaire et exige pour un accord la levée des sanctions qui étranglent son économie. Pour Washington, un règlement doit aussi inclure son programme de missiles balistiques et son soutien aux groupes armés dans la région hostiles à Israël.
Donald Trump a multiplié les menaces d'attaques, d'abord en réaction à la répression meurtrière début janvier d'une vague de contestation, puis pour arracher un accord, évoquant même en cas d'échec un renversement du pouvoir iranien. CNN et CBS ont rapporté mercredi que l'armée américaine était prête à mener des frappes sur l'Iran dès ce week-end, même si le président américain n'a, selon eux, pas encore pris de décision finale.
Sur le même thème, les tensions entre les États-Unis et l'Iran continuent de croître, et la situation dans le Moyen-Orient reste instable.