Mission Artemis II : Un Vol Historique vers la Lune
Publié le 29 mars 2026 à 16h44, mis à jour le 29 mars 2026 à 17h23. Source : TF1 Info
Quatre astronautes vont décoller mercredi 1er avril pour une mission Artemis de survol de la Lune. Chaque phase de ce vol de dix jours est scrupuleusement pensée pour garantir sa réussite. Après Artemis I il y a quatre ans, premier vol d’essai non habité vers la Lune, la mission Artemis II doit être lancée par la NASA le mercredi 1er avril. L'équipage, composé d'une femme et de trois hommes, fera le tour du satellite de la Terre pendant une dizaine de jours.
Si les astronautes américains Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch connaissent déjà l'espace pour être allés à bord de la Station spatiale internationale (ISS), il s'agira du premier vol spatial pour l'astronaute de l’Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen. Tant attendu et plusieurs fois reporté, Artemis II est en réalité "le premier vol habité à bord de la fusée SLS et du vaisseau spatial Orion". Son ambition est de "préparer l'établissement d'une présence permanente sur la Lune", précise la NASA sur son site.
Chronologie de la Mission Artemis II
L’agence spatiale américaine détaille également la chronologie de cette mission Artemis de dix jours.
Jour 1 : Départ de la Terre
Le lancement sera le même que celui d'Artemis I, en novembre 2022. "Le lanceur SLS placera Orion dans l'espace", selon la NASA. Le vaisseau spatial et son étage ICPS effectueront ensuite deux orbites autour de la Terre afin de vérifier le bon fonctionnement des systèmes d'Orion à proximité de la planète. C’est après ces étapes que tout commence : "l'équipage partira ensuite sur une trajectoire de retour libre qui le fera survoler la Lune et prendre le chemin du retour grâce à la force gravitationnelle de la Terre", comme le résume l’Agence spatiale canadienne.
Jour 2 : Insertion Translunaire
Il s’agit de la dernière mise à feu des moteurs de la mission Artemis, qui doit donc propulser le vaisseau Orion vers la Lune et l’inscrire ensuite sur la trajectoire de retour qui ramènera l'équipage sur Terre.
Jours 2-5 : Trajet vers la Lune
Orion continue sa trajectoire vers la Lune, durant laquelle des corrections de trajectoire mineures seront opérées. Au soir du cinquième jour de vol, le vaisseau "entrera dans la sphère d'influence lunaire, où l'attraction gravitationnelle de la Lune sera plus forte que celle de la Terre", selon la NASA.
Jour 6 : Survol de la Lune
Le sixième jour est le cœur de la mission Artemis II : celui du survol de la Lune. La distance entre l’équipage d’Artemis II et la Lune variera entre 6.400 et 9.600 kilomètres au-dessus de sa surface. La NASA expose toutefois que ce sont "des dizaines de milliers de kilomètres plus près que quiconque ne s'est approché de la Lune depuis plus de 50 ans". La Lune aura alors, aux yeux de l’équipage, la taille d'un ballon de basket.
"Le point le plus proche de la surface lunaire pour l'équipage sera atteint lorsque Orion passera derrière la Lune. À ce moment-là, la communication avec la Terre sera coupée pendant 30 à 50 minutes, selon l'heure du lancement", renseigne encore l’agence fédérale. C’est justement sur ce court laps de temps que l’équipage sera chargé de prendre des photos de la face cachée de la Lune.
Jours 7-10 : Retour vers la Terre
Comme lors du voyage aller, trois légères corrections de trajectoire seront réalisées au moment de repartir vers la Terre. Une procédure qui va s’étaler sur trois jours, jusqu’au dixième jour de vol et cinq heures avant qu’Orion n’entre dans l'atmosphère. C’est seulement ici que le vaisseau va préparer son matériel pour un amerrissage en toute sécurité : une bâche sera notamment larguée pour déployer des parachutes de freinage et la capsule ralentira progressivement.
Selon la NASA, "le module d'équipage peut atterrir à la verticale, à l'envers ou sur le côté. Une fois dans l'eau, un système de cinq coussins gonflables orange se déploiera autour du sommet du vaisseau et redressera la capsule, permettant ainsi à l'équipage de sortir en toute sécurité". Le vaisseau spatial doit amerrir dans l’océan Pacifique. Ils sont attendus sur Terre le 10 avril.