En France, l’éternuement est souvent associé à l’onomatopée "atchoum". Cependant, ce bruit est désigné différemment dans d'autres langues à travers le monde. Culturellement, chaque son est accompagné d'une façon unique de bruit éternuement, ce qui souligne l'importance de l'onomatopée dans notre perception de ce phénomène. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi l’éternuement est lié à l’onomatopée "atchoum" ? Bien que le monde entier éternue, les manières de le faire varient considérablement.
En Allemagne, on ne dit pas "atchoum", mais "atchi". Au Japon, le son est "hakashun", tandis que les anglophones utilisent "achoo", comme le souligne le blog Ouch de la BBC. Bien que la façon d’éternuer ne soit pas universelle, ces mots sont construits de manière similaire. "La première syllabe imite l’inspiration rapide et la seconde expulsion de l’air : chaque langue reproduit simplement le son qu’elle entend", note le podcast de "L’édition du soir" de Ouest France.
Ce que la façon d’éternuer dit de vous
Lorsque l’on éternue, on reproduit souvent l’onomatopée que l’on connaît. L’article publié par le média américain Popular Science souligne que les personnes sourdes ne produisent que le bruit physiologique de l’éternuement. "Alors que les personnes sourdes éternuent naturellement, les personnes entendantes ressentent le besoin d'y ajouter des onomatopées", explique Charlie Swinbourne, journaliste malentendant, dans un article pour The Limping Chicken, un blog britannique dédié aux personnes sourdes. Bien que l’on ne puisse pas vraiment contenir un éternuement, il est possible de le moduler pour qu’il soit "socialement acceptable", comme l’explique à la BBC Bencie Woll, chercheuse spécialisée dans la communication des personnes sourdes à l’University College London. "Dès qu'elles sentent un éternuement arriver, le cerveau d'une personne entendante envoie une alerte : ‘Urgence ! Tu vas éternuer en public. Fais en sorte que ça sonne normal !' En une fraction de seconde, elles ajoutent un bruitage : Atchoum !", détaille l’experte.
Pourquoi est-ce que l’on éternue ?
Si l’on peut tenter de contrôler un éternuement, cela reste un phénomène normal et essentiel pour évacuer les corps étrangers du nez, tels que les poussières et les poils d'animaux, détectés par les muqueuses. Il s’agit d’un réflexe involontaire ou semi-autonome. L’éternuement peut survenir occasionnellement ou de manière plus fréquente en cas de rhume ou de sinusite. Cependant, des éternuements à répétition peuvent être causés par d'autres facteurs. Comme le souligne Santé Magazine, les allergies respiratoires, une sensibilité à un parfum, la prise d’un nouveau médicament ou, plus rarement, les polypes nasaux peuvent expliquer des éternuements fréquents. Dans ce cas, il est recommandé de consulter un professionnel de santé pour en détecter la cause.
En conclusion, l’éternuement est bien plus qu’un simple réflexe physiologique. C’est un phénomène culturel qui varie d’une langue à l’autre, tout en jouant un rôle essentiel dans notre corps. Comprendre l’éternuement nous permet d’apprécier la diversité des onomatopées et des réactions humaines face à ce réflexe naturel.