Depuis la fin des années 60, l'espérance de vie a considérablement augmenté, avec un gain de trois mois par an, soit un total de dix ans en quarante ans. Certains experts prédisent qu'il sera possible de vivre en bonne santé jusqu'à 120 ans d'ici la fin du siècle. Ce phénomène est observé tant aux États-Unis qu'en France, où le secteur de la longévité attire de plus en plus d'adeptes.
La quête de la jeunesse éternelle est plus populaire que jamais. Des dispositifs comme les montres connectées, qui estiment l'âge physiologique, aux thérapies anti-vieillissement, en passant par les compléments alimentaires aux vertus souvent exagérées, le marché de la longévité est en plein essor. Par exemple, au pied de la butte Montmartre à Paris, des coureurs de fond s'entraînent, tous équipés de montres connectées qui leur attribuent un âge physiologique inférieur à leur âge réel. "J'ai 32 ans, mais ma montre me donne 28 ans", déclare un jeune homme dans un reportage.
Ces montres utilisent des logiciels qui analysent diverses données via des capteurs, offrant ainsi une motivation supplémentaire pour ces passionnés de course à pied. "Je retarde les effets du vieillissement grâce à une activité physique régulière", affirme Damien Imperato, 44 ans, qui se sent comme un homme de 35 ans grâce à sa montre. Au-delà des objets connectés, les compléments alimentaires connaissent également un essor remarquable. Dans certaines pharmacies, un étage entier leur est consacré, avec des produits destinés à ralentir le vieillissement de divers organes. Les ventes de collagène, par exemple, ont augmenté de 120 % en France en un an.
Bruno, 42 ans, illustre cette tendance en investissant 3 500 euros dans une cure de jouvence dans un centre de médecine préventive. "Je veux optimiser mon quotidien avec de nouvelles routines pour mieux vieillir et être en forme pour mes enfants", explique-t-il. Après une série d'examens médicaux, il recevra un programme personnalisé à suivre pendant un an.
La start-up Zoï, cofondée par Ismaël Emelien, propose un protocole révolutionnaire visant à garantir que l'on conserve toutes ses capacités motrices et cognitives jusqu'à la fin de sa vie. "Nous nous concentrons sur les vingt années d'écart entre l'espérance de vie en bonne santé et l'espérance de vie totale", souligne le dirigeant.
Aux États-Unis, cette quête de longévité est presque devenue une religion. Kurt Barry, 37 ans, commence chaque journée par une multitude de compléments alimentaires, dont des probiotiques. Il utilise également une lampe à lumière infrarouge, qu'il considère bénéfique pour ses articulations et organes internes. "J'ai vu mes parents souffrir de problèmes de santé en vieillissant. Si je peux vivre plus longtemps en meilleure santé, tant mieux", déclare-t-il.
Kurt Barry participe aussi à des séances en caisson hyperbare, réputées pour leurs effets anti-âge et leur bénéfice sur la santé neurologique. En parallèle, des études montrent que les difficultés financières peuvent accélérer le vieillissement cardiaque, soulignant l'importance d'un capital santé solide.
En France, l'espérance de vie est de 85 ans et 6 mois pour les femmes et de 80 ans pour les hommes. Jean-Marc Robin, chercheur à l'Inserm, évoque les recherches sur les cellules sénescentes, qui, lorsqu'elles sont éliminées, peuvent redonner de la fonctionnalité aux organes. Bien que ces études soient encore en phase expérimentale, elles ouvrent la voie à des avancées prometteuses dans le domaine de la longévité.
En conclusion, les tendances de la longévité en France et aux États-Unis révèlent une volonté croissante d'améliorer la qualité de vie et de vivre plus longtemps en bonne santé. Que ce soit par l'activité physique, une alimentation équilibrée ou des innovations médicales, la quête d'une vie plus longue et en meilleure santé est au cœur des préoccupations contemporaines.