• mardi 26 mai 2026

Sophie la girafe : enquête sur sa fabrication en Chine

La transparence dans la production de Sophie la girafe

Par Charlotte JOYEUX avec AFP, publié le 4 mai 2026 à 17h03, source : TF1 Info.

L'entreprise Vulli, célèbre pour sa production de la figurine emblématique Sophie la girafe, symbole du made in France, a récemment reconnu qu'elle sous-traite la fabrication de certaines figurines en Chine. Cette décision est due à des retards accumulés dans son usine située en Savoie. La DGCCRF (Répression des Fraudes) a ouvert une enquête pour examiner cette situation.

Une enquête sur la fabrication de Sophie la girafe

Les parents, qui ont toujours fait confiance à l'emblématique Sophie la girafe, se demandent maintenant si la production est réellement conforme aux promesses de made in France. Le jouet en caoutchouc, mâchouillé par les nourrissons français depuis plusieurs générations, est au cœur d'une enquête de la DGCCRF en raison de son lieu de fabrication. Bien que l'administration ait indiqué ne pas pouvoir commenter une procédure en cours, le dirigeant de Vulli, Alain Thirion, a reconnu que l'entreprise "fait fabriquer ses girafes nues en Chine".

Une prise de parole attendue

Cette déclaration n'est pas surprenante, car Vulli a fait du made in France sa marque de fabrique. Alain Thirion a précisé à l'AFP que "toutes les girafes sont terminées et surtout contrôlées une par une en France". Il a également souligné que la fabrication en Chine de l'emblématique poupée pour nourrissons "n'a jamais été un mystère pour personne". Selon lui, Sophie la girafe est, "pour partie", produite en Chine depuis environ trente ans.

Les raisons de la sous-traitance

Les raisons de cette relocalisation, selon Alain Thirion, sont liées à des retards accumulés dans la finalisation de l'usine de Saint-Nabord (Vosges). L'entreprise a donc dû faire appel à des sous-traitants en Chine pour fabriquer "la totalité" de certaines girafes en caoutchouc. Ces révélations ont été initialement rapportées par Mediapart, qui a indiqué que la fabrication de Sophie la girafe était massivement sous-traitée en Asie "au moins depuis 2013", soit quatre ans avant la mise en route de l'usine de Saint-Nabord, en 2017.

Les implications de cette situation

Alain Thirion a déclaré : "Nous sommes en discussion avec la DGCCRF" sur ce que recoupe l'appellation "fabriqué en France". À l'issue de cette mise au point, l'entreprise Vulli pourrait faire face à des sanctions pénales pour pratique commerciale trompeuse. En effet, alléguer une fausse origine française sur un produit est passible d'une sanction pénale pouvant atteindre 10% du chiffre d'affaires.

Conclusion

Cette situation soulève des questions importantes sur la transparence des marques et la confiance des consommateurs. Les pratiques commerciales doivent être claires et honnêtes pour éviter de tromper les parents qui choisissent Sophie la girafe pour leurs enfants.