L'organisme de gestion de l'enseignement catholique a récemment annoncé la fermeture de l'établissement de Bétharram, prévue pour l'été prochain. Les élèves actuellement scolarisés pourraient être transférés dans une commune voisine, Igon, à la rentrée. Cependant, le secrétariat de l'enseignement catholique a précisé qu'aucune décision définitive n'a encore été prise.
La situation à Bétharram est particulièrement délicate, car l'établissement est au cœur d'un scandale de violences, incluant des agressions sexuelles. Pierre-Vincent Guéret, le président de la Fnogec, a déclaré sur RTL que "le mot Bétharram doit être envoyé aux oubliettes de l'Histoire". Il a insisté sur le fait que la fermeture de l'établissement doit être effective d'ici l'été.
Laurent Bacho, membre de la congrégation des Pères de Bétharram, a affirmé que la décision de fermeture "n’est pas encore prise" et qu'elle fait l'objet de "pourparlers". De son côté, le secrétariat de l'enseignement catholique a déclaré qu'il n'est "pas question de fermeture" à ce stade. Pierre-Vincent Guéret a souligné que "le symbole doit disparaître" car il est impossible de porter un projet positif dans un lieu marqué par de tels événements.
Concernant les élèves actuellement inscrits, la proposition est de les scolariser à Igon, où se trouvent une école primaire et un lycée professionnel en lien avec l'établissement. Guéret a affirmé : "Vous pouvez fermer et quitter les lieux sans perdre un enfant, ni un enseignant, ni un employé".
Il est important de noter que l'accord du Vatican est nécessaire pour finaliser ce projet. La congrégation des Pères de Bétharram est sous tutelle internationale, gérée depuis Rome. Guéret a averti que si la congrégation ne s'engage pas, des actions en justice pourraient être envisagées.
En mars 2025, la congrégation de Bétharram avait reconnu sa responsabilité dans les faits dénoncés par près de 250 plaintes, dont la moitié pour des agressions à caractère sexuel. En octobre, elle a confirmé l'indemnisation de toutes les victimes, qu'elles soient des membres du personnel religieux ou laïcs, en commençant par celles ayant subi des agressions sexuelles.
La fermeture de l'établissement de Bétharram soulève des enjeux importants pour les élèves et les victimes, et marque un tournant dans la gestion de l'enseignement catholique dans la région.