Réforme des règles de gestion de la prédation du loup en France
Le 24 février 2026, les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique ont annoncé une nouvelle réforme des règles de gestion de la prédation du loup. Cette réforme vise à améliorer la protection des élevages tout en maintenant l'espèce en bon état de conservation. Le nombre maximum de loups pouvant être abattus a été porté à 227, contre 192 auparavant, par un arrêté paru au Journal officiel.
Mesures de protection et défense des éleveurs
Les éleveurs sont désormais autorisés à opérer un tir de défense pour protéger leur élevage, qu'il bénéficie ou non de mesures de protection. Cette mesure, annoncée en janvier sous la pression des syndicats agricoles, entre en application ce jour. Le gouvernement précise que le nombre maximum de loups pouvant être abattus pourrait atteindre 23% de la population estimée en France en cours d'année, selon la pression de prédation constatée.
Quotas et plafonds d'abattage
Le quota d'abattage a été fixé à 227 loups, représentant 21% de la population, avec la possibilité d'atteindre 248 loups au total, soit 56 de plus qu'en 2025. Les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique ont souligné l'importance de ces mesures pour la défense des élevages tout en assurant la protection de l'espèce.
Réactions des éleveurs et des syndicats
La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, a déclaré : "Nous proposons ici une évolution des règles pour renforcer l’efficacité de la défense des troupeaux et simplifier la vie des éleveurs." Elle a également mentionné que les éleveurs n'ont plus besoin d'une autorisation pour un tir de défense dans certaines zones exposées, une simple déclaration au préfet suffisant désormais.
Impact sur la biodiversité et la conservation
Malgré ces nouvelles mesures, plusieurs organisations, dont la FNSEA, ont exprimé des préoccupations quant à leur efficacité. Les attaques de loups ont augmenté de 10% en 2025, atteignant 4 441 incidents, avec 12 927 bêtes tuées, principalement des ovins. Les syndicats jugent que le quota d'abattage reste trop bas et n'a pas d'impact significatif sur le niveau de dégâts.
Conclusion et perspectives
La ministre Annie Genevard a reconnu que des simplifications avaient été apportées, mais a également indiqué que si des mesures supplémentaires étaient nécessaires, il faudrait envisager une modification de la loi. La gestion de la prédation du loup en France soulève des questions cruciales sur l'équilibre entre la protection des élevages et la conservation de cette espèce protégée.