Pas de panique ! L’eau demeure potable et les taux de PFAS détectés dans le réseau de Concarneau sont plus que moindres. Vous pouvez donc boire l’eau du robinet sans crainte. Il n’y a zéro risque immédiat pour la santé, même à long terme, tant que les taux se maintiennent à ce niveau.
Les choses sont claires : pour Cyril Deléglise, directeur du service d’eau et d’assainissement de Concarneau Communauté Agglomération (CCA), il est essentiel de prendre du recul face aux informations récemment médiatisées concernant la présence de PFAS dans plusieurs communes de l’agglomération. Ces polluants, surnommés « éternels », sont présents dans l’air et l’eau depuis les années 1940, en raison de l’industrialisation (revêtements anti-adhésifs, textiles, etc.). Bien qu’il existe des milliers de PFAS, seule une vingtaine est généralement recherchée, en priorité dans l’eau potable.
Des traces de PFAS ont été trouvées dans les communes de Melgven, Elliant, Rosporden et Pont-Aven. « Une loi a été adoptée le 27 février 2025 pour mieux contrôler et définir ces PFAS dans l’eau potable », explique Cyril Deléglise. Cette première liste obligatoire sera à rechercher à partir du 1er janvier 2026. L’ARS (Agence Régionale de Santé) a d’ailleurs pris les devants dans notre région.
Les premières données sont tombées et, en Bretagne, Concarneau a été mise en avant, sans doute par hasard. Des traces ont été détectées, mais, souligne Cyril Deléglise, « les premiers relevés sont tous inférieurs au seuil analytique en laboratoire. Par exemple, l’un des PFAS a été trouvé à 0,0013 microgramme par litre, alors que le seuil de dangerosité est fixé à 0,1. Autant dire que ce chiffre est 100 fois inférieur ! Pour le reste, ils sont quasi indétectables. »
Guy Pagnard, maire de Saint-Yvi et vice-président en charge de l’eau potable et de l’assainissement à Concarneau Cornouaille Agglomération, confirme : « Il n’y a pas de soucis dans notre réseau d’eau actuellement. Cependant, nous devons vérifier que tous ces PFAS sont bien en-dessous du seuil d’alerte. Les mesures se poursuivent. »
Selon Cyril Deléglise, il est également crucial de trouver la source de cette pollution : « Il est important de rechercher l’origine de la pollution, qui est souvent liée à l’industrie et à l’agro-alimentaire. »
En conclusion, la qualité de l’eau à Concarneau et dans les communes environnantes reste satisfaisante, et les services de l’eau continuent de surveiller la situation de près pour garantir la sécurité de l’eau potable.