Affaire criminelle non résolue : le cas de Dominique Pelicot
Publié le 16 avril 2026 à 18h01, cette affaire criminelle continue de susciter l'intérêt du public. Dominique Pelicot est actuellement mis en examen pour le viol et le meurtre d'une jeune femme, Sophie Narme, survenus en 1991 à Paris. Le corps de la victime, Sophie Narme, a été exhumé dans le but de retrouver des traces ADN de son meurtrier.
Exhumation du corps de Sophie Narme
Le corps de Sophie Narme, une agente immobilière de 23 ans, a été exhumé le mardi 14 avril dans un cimetière des Yvelines. Cette exhumation a été confirmée par l'AFP, suite à une information du Progrès. Sophie Narme a été violée puis tuée lors de la visite d'un appartement dans le XIXᵉ arrondissement de Paris. Elle pourrait être une potentielle victime de Dominique Pelicot, qui a été mis en examen dans cette affaire en octobre 2022. Le septuagénaire nie catégoriquement les faits.
Les enjeux de l'exhumation
C'est son avocate, Me Béatrice Zavarro, qui a demandé l'exhumation du corps de la victime. Cette demande a été autorisée en novembre dernier par la cour d'appel de Versailles, après un premier refus en avril 2025. L'avocate espère ainsi innocenter son client. "Le but est de retrouver quelque chose qui puisse identifier l'auteur des faits, comme voir si une trace puisse appartenir à Dominique Pelicot ou pas", a-t-elle confié en novembre dernier.
Similitudes avec d'autres affaires
L'ex-mari de Gisele Pelicot est mis en examen pour le viol et le meurtre de la jeune femme à cause des nombreuses similitudes qui existent avec un autre dossier : celui de la tentative de viol d'une autre jeune agente immobilière, survenue à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), en 1999. Dominique Pelicot avait alors été confondu grâce à son ADN et a partiellement reconnu les faits. Dans les deux cas, les deux femmes ont été déshabillées de la même manière et une forte odeur d'éther a été notée sur les scènes de crime.
À la recherche d'une trace d'ADN
Les chances de retrouver de l'ADN de son meurtrier, plus de 34 ans après les faits, sont très minces. Toutefois, cette exhumation est indispensable puisque, au début de l'enquête, les échantillons de spermatozoïdes retrouvés sur le corps de Sophie Narme ont été perdus. D'autres scellés, comme la ceinture de Sophie Narme, avec laquelle elle a été étranglée, ont également disparu, rappelle Le Progrès.
Le pôle cold cases et l'avenir de l'enquête
Le pôle "cold cases" enquête sur d'autres victimes potentielles de Dominique Pelicot et du "Grêlé". "C'était prévu, ça a été fait, on attend maintenant les résultats", a indiqué à l'AFP Florence Rault, qui défend la famille de la victime. Elle précise ne pas avoir été à l'origine de la demande d'exhumation et ne pas s'en "réjouir parce que je pense d'abord à la mémoire de la défunte, à ses parents, à ses amis". Les résultats des analyses ne sont pas attendus avant plusieurs semaines. Charge maintenant aux enquêteurs du pôle cold cases de Nanterre de faire la lumière sur cette affaire.