- samedi 25 avril 2026
30 mars 2026
#Nord
Procès pour maltraitance infantile dans le Nord de la France
En avril 2023, un tragique événement a secoué la France : un bébé de 7 mois est décédé à l'hôpital des suites de blessures graves. Une semaine auparavant, son frère jumeau avait été hospitalisé pour une fracture du fémur. Ce mardi, un couple est jugé devant la cour d'assises du Nord pour "violences sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort". Ce procès, qui se déroule dans le Nord de la France, met en lumière des faits d'une extrême gravité. Les parents sont accusés d'avoir infligé des violences à leurs enfants, des jumeaux, en 2023, alors qu'ils n'étaient encore que des nourrissons.
L'affaire a éclaté au printemps 2023. Le 24 avril, le bébé de sept mois a été pris en charge en urgence par les secours à son domicile à Feignies (Nord), après un arrêt cardiorespiratoire. Transporté au centre hospitalier de Valenciennes, l'enfant est décédé peu après son admission. Une enquête a été ouverte, et une autopsie a été ordonnée. Rapidement, les soupçons se sont portés sur les parents, d'autant plus que quelques jours avant son admission à l'hôpital, son frère jumeau avait été hospitalisé dans le même établissement pour une fracture du fémur. L'autopsie du nourrisson décédé a révélé plusieurs lésions graves, y compris une fracture des cervicales. Les parents ont été placés en garde à vue et mis en examen pour "violences sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné la mort", et ont été placés en détention provisoire.
L'association "L'Enfant Bleu - Enfance Maltraitée" s'est constituée partie civile dans ce procès. Représentée par Maître Béatrice Beaudoin-Schneider, elle vise à "défendre l'intérêt de l'enfant décédé tout en s'interrogeant sur les failles du système de protection de l'enfance". Selon les éléments du dossier, la famille était suivie par la Protection maternelle et infantile (PMI), avec des interventions à domicile. Une alerte initiale avait été transmise par la maternité, mais aucun signalement complémentaire n'a été effectué, malgré le refus répété du couple de se soumettre aux visites dans le cadre du suivi médico-social. "La veille du décès, un médecin de la PMI était venu examiner la victime, qui semblait en bonne santé", a rapporté La Voix du Nord. Le verdict est attendu ce vendredi.
Cette affaire tragique soulève des questions cruciales sur la maltraitance infantile et les failles du système de protection de l'enfance. Il est impératif d'améliorer ces systèmes pour éviter de telles tragédies à l'avenir.