Incidents lors des manifestations : solidarité au sein du Parti socialiste
Le 1er mai 2026, lors du défilé à Amiens, Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, a été victime d'un jet de farine et de slogans hostiles. Cet incident a suscité une vague de soutien parmi les élus du Parti socialiste. "Voilà un anarchiste qui a raté sa vocation de boulanger !", a-t-il réagi avec humour face à cette situation.
Les médias locaux, tels que le Courrier Picard et Ici Picardie, ont diffusé des vidéos montrant le leader socialiste avec sa veste maculée de farine. Selon son entourage, Olivier Faure a retiré sa veste avant de poursuivre sa participation à la manifestation. Certains manifestants l'ont qualifié de "social traître" et ont scandé "tout le monde déteste le PS". Cependant, son entourage a minimisé l'incident, affirmant : "Ils ont été lancés par quelques manifestants, mais rien de bien méchant".
Olivier Faure a tempéré les choses en déclarant : "Nous en avons vu d'autres. Ce n'est pas une poignée de farine lancée par un illuminé qui allait nous empêcher de fêter les travailleurs et les travailleuses". Cet incident a été largement condamné par plusieurs responsables socialistes. Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, a déclaré sur X : "Ces méthodes sont inacceptables et nuisent au combat de toute la gauche et des travailleurs en ce 1ᵉʳ mai qui nous rassemble".
De son côté, Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, a également condamné l'incident, le qualifiant d'"absolument inadmissible" et a exprimé son soutien à Olivier Faure. Il a ajouté que ces procédés, utilisés par une petite minorité, sont indignes du 1ᵉʳ mai et servent de carburant pour l'extrême droite.
Il est à noter qu'en 2024, Raphaël Glucksmann, le fondateur de Place Publique, avait dû être exfiltré du cortège à Saint-Étienne après avoir subi un accueil hostile. L'an dernier, c'est Jérôme Guedj, député socialiste, qui avait été confronté à des manifestations similaires à Paris.
Ces incidents soulignent l'importance de la solidarité au sein du Parti socialiste et la nécessité de défendre les valeurs de la gauche face à des attaques inacceptables.