• samedi 25 avril 2026

Sophie Binet : Pour un jour férié le 8 mars et contre le travail le 1er mai

La CGT et le travail le 1er mai : une position claire

Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a exprimé son désaccord concernant l'idée d'ouvrir le travail à certaines professions le 1er mai. Elle a qualifié cette proposition d'"absurde" et a plaidé pour la création d'un jour férié dédié aux droits des femmes, le 8 mars, qui devrait être reconnu comme un jour chômé et rémunéré.

Une proposition de loi controversée

Sophie Binet a critiqué la proposition de loi de Gabriel Attal, qui visait à permettre le travail le 1er mai dans divers secteurs, notamment la grande distribution, l'industrie agroalimentaire et le secteur culturel. Elle a déclaré que cette loi, désormais "enterrée", était "une catastrophe". "Aujourd'hui, cette question est un non-sens", a-t-elle martelé, soulignant que le 1er mai ne devrait pas devenir un jour comme les autres.

Les boulangeries et la réalité économique

Bien que Sophie Binet reconnaisse l'importance d'avoir des boulangeries ouvertes le 1er mai, elle insiste sur le fait que l'ouverture de ce jour à d'autres métiers ne devrait pas être envisagée. "Si les commerces veulent augmenter leur chiffre d'affaires, ce n'est pas une ouverture le 1er mai qui va le faire. De toute manière, les Français n'ont pas d'argent", a-t-elle ajouté, appelant plutôt à une augmentation des salaires pour stimuler la consommation dans le pays.

Un nouveau jour férié pour les droits des femmes

La secrétaire générale de la CGT a proposé d'instaurer le 8 mars comme un jour férié, à l'instar du 1er mai. "Ce que nous voulons, c'est un nouveau jour férié, le 8 mars, journée internationale des luttes pour les droits des femmes", a-t-elle déclaré. Elle a souligné que la France est en dessous de la moyenne européenne en termes de jours fériés, avec seulement 11 jours contre 12 en moyenne dans l'Union européenne.

Contexte législatif et réactions

Pour rappel, la proposition soutenue par le parti macroniste Renaissance, ainsi que par la droite et l'extrême droite, visait à autoriser explicitement les commerçants alimentaires, les fleuristes et les établissements culturels à employer des salaries le 1er mai. Face à la forte opposition, Sébastien Lecornu a été contraint de repousser cette loi. De nouvelles annonces du gouvernement sur le sujet sont attendues prochainement.

Conclusion

La position de la CGT sur le travail le 1er mai et la proposition d'instaurer un jour férié pour les droits des femmes soulèvent des questions importantes sur le travail et les droits sociaux en France. Alors que le débat continue, il est essentiel de considérer les implications de ces propositions pour l'avenir du travail et des droits des femmes.