• mercredi 17 juin 2026

Droits de douane américains : Réaction de la France et enjeux

Publié le 4 juin 2026 à 11h29 Les États-Unis, sous l'administration Trump, envisagent d'imposer des droits de douane supplémentaires à une soixantaine de pays, y compris ceux de l'Union européenne (UE) et la Chine, en raison de préoccupations liées au "travail forcé". Le ministre français de l'Économie, Roland Lescure, a déclaré ce jeudi que ces droits de douane ne sont pas justifiés. En marge d'une réunion ministérielle à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à Paris, il a affirmé : "Non, ça ne l'est pas", en réponse à une question sur la légitimité de ces droits de douane. Roland Lescure a également mentionné sa récente rencontre avec Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce, où il a exprimé ses préoccupations concernant les droits douaniers imposés pour "travail forcé". Cette initiative des États-Unis vise à rétablir des surtaxes douanières annulées en février par la Cour suprême des États-Unis, en utilisant une loi sur le commerce de 1974 pour justifier cette démarche. Les États-Unis ont proposé d'imposer des droits de douane additionnels à 60 économies, y compris le Japon, l'Inde et le Mexique, en les accusant de ne pas lutter suffisamment contre l'importation de produits issus du travail forcé. Cette proposition, bien que non définitive, découle d'enquêtes ouvertes en mars par l'administration Trump. Roland Lescure a souligné l'importance de continuer à avancer et de mettre en œuvre les accords de Turnberry, signés en juillet 2025, pour donner de la visibilité aux entreprises. Ces accords stipulent que l'UE supprimera les droits de douane sur la plupart des importations en provenance des États-Unis, en échange d'un plafonnement à 15% des droits de douane imposés par Washington sur les produits européens. Sous la pression de Donald Trump, l'UE a réussi à établir un compromis provisoire le 20 mai, évitant ainsi une augmentation des droits de douane sur les véhicules fabriqués en Europe, qui auraient pu passer de 15% à 25% en cas de non-respect rapide de l'accord par les Européens. En conclusion, les droits de douane américains sur le travail forcé soulèvent des questions importantes pour les entreprises et les travailleurs, tant en France qu'à l'international. La réaction de la France, à travers les déclarations de Roland Lescure, montre une volonté de défendre les intérêts des entreprises françaises tout en naviguant dans un paysage commercial complexe.