• lundi 25 mai 2026

Condamnation d'un élève pour l'assassinat de sa professeure d'espagnol

L'élève jugé pour l'assassinat de sa professeure d'espagnol, Agnès Lassalle, en 2023 à Saint-Jean-de-Luz, a été condamné ce vendredi 24 avril à 15 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques. Ce verdict a été rendu après trois heures de délibéré, alors que l'avocate générale avait requis une peine de 16 ans. Le jeune homme, âgé de 19 ans aujourd'hui, a été jugé à huis clos à Pau pour avoir poignardé mortellement l'enseignante de 53 ans dans une salle de classe de cette ville de la côte basque. Les faits, survenus en février 2023, ont profondément choqué la communauté éducative et les proches de la victime. La cour a souligné la gravité incontestable de l'acte, commis sur une enseignante dévouée et investie, en plein cours et devant d'autres élèves. La cour a également pris en compte le préjudice particulièrement important pour les proches d'Agnès Lassalle et la communauté éducative, qui ressent encore une sidération trois ans après les faits. L'accusé a montré une prise de conscience modérée, sans véritable réflexion sur son passage à l'acte, ce qui a conduit la cour à craindre un risque de récidive. Le 22 février 2023, Agnès Lassalle, professeure d'espagnol au collège-lycée privé catholique Saint-Thomas d'Aquin à Saint-Jean-de-Luz, a été poignardée mortellement dans sa classe. Alors que le cours touchait à sa fin, l'élève de 16 ans à l'époque s'est levé pour verrouiller la porte de la salle, puis a frappé la victime au cœur avec un couteau de cuisine de 18 centimètres. Les avocats des parties civiles ont souligné que l'avocate générale a laissé la cour apprécier le discernement de l'accusé au moment des faits. Plusieurs expertises psychiatriques ont rendu des conclusions contradictoires. L'une a écarté tout trouble psychique ou neuro-psychique ayant aboli ou altéré son discernement, tandis qu'une autre a évoqué un discernement légèrement altéré. Un dernier rapport, remis en novembre 2024, a jugé le discernement de l'accusé aboli lors du passage à l'acte. Stéphane Voirin, le compagnon d'Agnès Lassalle, a réagi à l'énoncé du verdict en déclarant : "Nous connaissons maintenant le prix de la vie d'une femme merveilleuse, d'une professeure appliquée. C'est dur. Il faut avancer, il faut passer à autre chose... Il faut faire le mieux et surtout s'entraider." Cette affaire tragique met en lumière la gravité de la violence en milieu scolaire et l'importance de sensibiliser le public à ce sujet. Les conséquences de tels actes sont dévastatrices, non seulement pour les victimes, mais aussi pour leurs familles et la communauté éducative.