• mercredi 17 juin 2026

Non-lieu requis pour Aurore Bergé dans l'affaire des crèches privées

Évolution de l'affaire judiciaire concernant Aurore Bergé

Le parquet général près la Cour de cassation a récemment annoncé avoir requis un non-lieu en faveur d'Aurore Bergé, la ministre en charge des crèches privées. Cette décision fait suite à une enquête sur des accusations de faux témoignage à la commission parlementaire concernant les dérives des entreprises de crèches.

Contexte de l'affaire

Aurore Bergé est soupçonnée d'avoir menti sous serment sur ses liens avec Elsa Hervy, une lobbyiste des crèches privées. L'information judiciaire a été ouverte en janvier 2025, suite à un signalement émanant du bureau de l'Assemblée nationale, qui a mis en lumière des propos tenus par la ministre lors d'une audition le 30 avril 2024.

Les accusations de faux témoignage

Lors de cette audition, Aurore Bergé avait déclaré ne pas avoir de lien personnel, intime ou amical avec Elsa Hervy. Ce signalement a été renforcé par la publication du livre Les Ogres par Victor Castanet, qui évoquait un "pacte de non-agression" entre Aurore Bergé et Elsa Hervy.

Les conclusions du procureur

Rémy Heitz, procureur près la Cour de cassation, a précisé que les investigations menées durant l'information judiciaire n'ont pas établi l'existence d'un lien personnel entre Aurore Bergé et Elsa Hervy. En conséquence, un non-lieu a été requis par le parquet général près la Cour de cassation, ce qui signifie que les accusations de faux témoignage n'ont pas été prouvées.

Prochaines étapes

Il appartient désormais à la Commission d'instruction de la Cour de justice de la République (CJR) de se prononcer sur cette affaire. La décision du parquet général marque une étape importante dans l'évolution de cette affaire judiciaire, qui a suscité un vif intérêt au sein de la politique française.

Conclusion

Cette affaire met en lumière les enjeux entourant les crèches privées en France et soulève des questions sur la transparence et l'intégrité des membres du gouvernement. Aurore Bergé, en tant que ministre, est au cœur de cette controverse, et son avenir politique pourrait être influencé par les résultats de cette enquête.